Outre son métier de professeur d'histoire-géographie au collège Maréchal Leclerc de Puteaux, Sébastien Roffat a conduit sa thèse de doctorat consacrée au dessin animé français sous l'Occupation. Il a publié en 2005 "Animation et Propagande : les dessins animés pendant la Seconde Guerre mondiale", en 2007 "Disney et la France : les vingt ans d'Euro Disneyland", en 2010 "Propagandes animées : le dessin animé politique entre 1933 et 1945". En 2014, sa thèse a été publiée en trois volumes.

Secrétaire de l'Association française du cinéma d'animation (Afca) de 2008 à 2013, il a collaboré à de très nombreux ouvrages collectifs en tant qu'historien, spécialiste du cinéma d'animation ainsi qu'à la rédaction d'articles dans des revues.

Il donne très régulièrement des conférences sur le cinéma d'animation en général, a participé à la rétrospective des Archives françaises du film à la cinémathèque française (50 ans de dessins animés français), répond très régulièrement à des sollicitations d'auteurs, journalistes et chercheurs étrangers (du Canada à la Hongrie en passant par l'Allemagne ou l'Italie) concernant le cinéma d'animation, et sera conseiller scientifique d'une exposition consacrée aux dessins animés de propagande pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a également été consulté par l'International Animation, Comic & Games Museum de Changchun en Chine.

ROFFAT Sébastien, La Bergère et le Ramoneur de Paul Grimault : chronique d’un désastre annoncé, L’Harmattan, à paraître en 2017.
Étudier la Bergère et le Ramoneur, c’est s’attaquer à un mythe du cinéma d’animation, voire du cinéma tout court. Ce film, sorti en 1953 en France, a fait couler beaucoup d’encre depuis plus de soixante ans. Il fait partie de ces films dont on parle beaucoup mais que finalement peu de personnes ont vu dans leur version d’origine. Deux autres longs métrages d’animation lui sont souvent comparés : The Thief and the Cobbler de Richard Williams et le Manteau de Iouri Norstein. Les films de Paul Grimault et de Richard Williams ont pour point commun d’être sortis dans une version désavouée par leurs auteurs respectifs. La grande différence est que Grimault a pu tourner un nouveau film en réutilisant de larges extraits de la première version alors que pour Richard Williams il n’existe qu’une version officielle sortie en 1993. En 2015, le magazine Première évoquant le film de Richard Williams écrivait : « Le Voleur et le Cordonnier pourrait bien s’envisager comme l’un des plus beaux péchés d’orgueil jamais commis ». Cette belle expression s’applique sans aucun doute au film maudit de Paul Grimault.

ROFFAT Sébastien, Esthétique et réception du dessin animé français sous l’Occupation : l’émergence d’une école française ?, L’Harmattan, 2014, 348 p. Préface de Sébastien Denis.
En mettant pour la première fois en avant le dessin animé français, en organisant sa production et en facilitant son financement et sa diffusion, le gouvernement de Vichy n’entend-t-il pas marquer d’une empreinte quelconque l’esthétique de la production française ? N’a-t-il pas cherché à utiliser ce nouvel outil comme moyen de propagande? Comment se positionne la société les Gémeaux entre obsession disneyenne du public, nostalgie d’une splendeur passée des journalistes, promotion de l’art français du gouvernement et recherche d’une voie nouvelle par Grimault et Sarrut ? Durant quatre années entre 1940 et 1944, les tensions s’exacerbent entre promotion de l’art français dans le dessin animé (désaméricanisation), tentation d’un retour à la disneyfication, recherche d’une voie médiane, dessins animés de propagande politique. Le multicephalisme des preneurs de décisions ne fait rien pour clarifier les choses. Et pourtant, ne voit-on pas émerger sous l’Occupation une école typiquement française du dessin animé ou bien une simple hybridation des formes qui rejette en bloc les « ravages de l’impressionnisme » ? Dans la préface, Sébastien Denis note : « Sébastien Roffat continue d’explorer une époque avec force détails, riche d’une documentation exceptionnelle, à la recherche de la difficile définition d’une animation « française ». »

ROFFAT Sébastien, Histoire politique et économique du dessin animé français sous l’Occupation : un âge d’or ?, L’Harmattan, 2014, 328 p. Préface de Laurent Creton et Jean-Pierre Bertin-Maghit.
Sous le gouvernement de Vichy, le dessin animé trouve une mise en avant inédite. Il est organisé et de nouvelles institutions créées. Plane pourtant en permanence le spectre allemand puisque les nazis sont bien décidés à créer en Europe une industrie du dessin animé capable de rivaliser avec les États-Unis ; la France devant servir de relais à cette ambition. Les quatre années d’Occupation sont pour le dessin animé une période de tergiversations politiques. En effet, si on sent bien la volonté de promouvoir un art français du dessin animé, la finalité est-elle pour tous la même ? À quoi cela sert-il de réaliser des dessins animés sous l’Occupation ? Qui en prend l’initiative et pourquoi ? Y a-t-il conflits d’intérêt entre l’occupant allemand et les autorités de Vichy ? Comment s’organise et se structure cette nouvelle industrie ? Quels sont les acteurs qui entrent en jeu ? Avant-guerre, la production française de dessins animés était rendue impossible en raison de la trop forte concurrence américaine ; l’interdiction de leur projection permet de se débarrasser des cartoons américains. Demeure cependant le problème du financement de ces dessins animés tournés en France. Pour la première fois, l’État français s’intéresse à la question et propose des moyens de financement originaux. Comment s’organise la nouvelle politique économique de Vichy en matière de dessins animés? Comment sont produits et financés ces dessins animés français ? Comment sont prévus les remboursements de ces avances ? Jean-Pierre Bertin-Maghit note : « Il s’agit là d’un ouvrage passionnant, qui brasse des centaines de fonds d’archives provenant de France et d’Allemagne pour nous emmener dans les coulisses de la fabrication et de la diffusion de ces dessins animés. Cette publication est exceptionnelle par son originalité, sa modernité et son côté novateur, elle est issue d’une thèse qui a reçu le prix très convoité de la Chancellerie des universités de Paris en 2013. Une étude qui marquera, sans nul doute, une date dans l’historiographie du dessin animé ! »

ROFFAT Sébastien, Histoire du dessin animé français de 1936 à 1940. Une politique culturelle d’État ?, L’Harmattan, 2014, 355 p. Préface de Hervé Joubert-Laurencin.
Ce volume s'intéresse à la mise en place des premiers jalons de la mise en œuvre d'une industrie culturelle encore balbutiante en France, à savoir le cinéma d'animation. Sur un continent totalement dominé par la production américaine des cartoons et en particulier des films de Walt Disney dont le premier Ions métrage, Blanche-Neige et les sept nains, sort à Paris en mai 1938, des artistes français tentent un pari fou : créer en France des dessins animés. Face à ce monopole économique et à l'américanisation du dessin animé français, le studio Les Gémeaux créé par André Sarrut et Paul Grimault en 1936 fait figure d'exception. Le temps est-il venu qu'advienne un dessin animé français ? Est-ce enfin, depuis la fin de la Première Guerre mondiale, l'émergence d’une école française du dessin animé après vingt années d'errements ? La mise en place d'une logique industrielle et la rationalisation des moyens de production est un moyen d'atteindre ce rêve disneyen. Basée sur une documentation totalement inédite, l'Histoire du dessin animé français entre 1936-1940 marque une date importante dans l'historiographie du cinéma d'animation comme en histoire du cinéma. Pour Hervé Joubert-Laurencin, cette saga « est du début à la fin une narration foisonnante et vraie, qu'on lit avec le rare plaisir de découvrir neuf ce qu'on croyait déjà connaître ».

ROFFAT Sébastien, Propagandes animées : le dessin animé politique de 1933 à 1945, Bazaar&Co., 2010, 335 p.
De l’arrivée au pouvoir de Hitler en 1933 à la défaite du Japon en 1945, des milliers de dessins animés ont été réalisés, projetés en avant-programme de tous les grands films dans tous les cinémas du monde. Près d’une vingtaine de pays se sont lancés dans l’aventure du court métrage d’animation de propagande. D’abord sceptiques, les autorités ont par la suite souvent encouragé la production de cartoons à teneur politique. À Hollywood, tous les grands studios participent à l’effort de guerre, y compris les studios Disney. Mais ce qui est sans doute moins connu du grand public, c’est l’incroyable diversité et le nombre jamais atteint de dessins animés de propagande réalisés durant la Seconde Guerre mondiale. Avec Propagandes animées : le dessin animé politique entre 1933 et 1945, Sébastien Roffat interroge la propagande par le dessin animé : des dessins animés pour quoi faire ? Il rappelle en introduction, l’historique de la propagande animée des débuts de la Première Guerre mondiale et, après avoir présenté les caractères de la propagande animée, l’auteur étudie les conditions d’existence de la propagande par le cinéma d’animation, la nécessité de cette propagande bien particulière pour les gouvernements en guerre et enfin les effets psychologiques et socio-politiques de la propagande par le dessin animé politique. Enfin, Sébastien Roffat essaie de déterminer la part d’efficacité de la propagande par le cinéma d’animation. En conclusion, il évoque la propagande animée actuelle.

ROFFAT Sébastien, Disney et la France : les vingt ans d’Euro Disneyland, L’Harmattan, 2007, 382 p.
Au début des années quatre-vingt, la France est le seul pays d’Europe à n’avoir aucun parc à thèmes sur son territoire. L’annonce de l’implantation de Disney en France donne le signal de départ pour ce que chacun considère à l’époque comme une véritable ruée vers l’or. En un demi-siècle, deux milliards de personnes ont visité un parc Disney dans le monde. C’est en 1987, que l’État français et la Walt Disney Company signent une convention de trente ans pour la construction d’un parc à thèmes et l’aménagement de 1 943 hectares à Marne-la-Vallée qui prévoit la construction de 18 200 chambres d’hôtel, de 700 000 m² de bureaux et de 750 000 m² d’activités financières ou commerciales. Une opération évaluée à 45 milliards de francs. Le profit annuel escompté s’élève à un milliard de francs par an pour la Walt Disney Company. C’est la plus gigantesque opération foncière et immobilière de la fin du XXème siècle après la Défense. L’ouverture d’Euro Disneyland en France déchaîne les passions. Les dirigeants du plus grand empire médiatique du monde sont alors loin de se douter de ce qui les attend outre-Atlantique… Qu’est-ce qui a poussé la Walt Disney Company à construire un nouveau parc en Europe ? Pourquoi les dirigeants de Disney ont-ils choisi la France ? Comment les négociations politiques ont-elles affectées la conception et le développement du parc à thèmes et des hôtels ? Quelles ont été les réactions de la presse et du public avant et après son ouverture ? Quelles ont été les raisons des difficultés financières de Disneyland Paris ? Quel est l’avenir de la plus importante destination touristique d’Europe ?

ROFFAT Sébastien, Animation et propagande : les dessins animés pendant la Seconde Guerre mondiale, L’Harmattan, 2005, 325 p. Traduction japonaise en 2011.
Pinocchio, Bugs Bunny, le premier long métrage d’animation en Chine, en Italie, au Japon, les courts métrages couleur… Le point commun à tout cela ? La période. Tous ces films ont été tournés durant la Seconde Guerre mondiale. Les combats font rage partout à la surface du globe, quatre-vingt douze millions de personnes sont mobilisées. Par quel tour de force, les gouvernements en guerre ont-ils orchestré la mise en œuvre de la propagande par le dessin animé ? Soixante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, que pouvons-nous dire du millier de dessins animés produits durant cette période ? Que nous apprennent ces bandes d’animation sur la vie de réalisateurs de dessins animés des années quarante ? Pourquoi ce regain d’intérêt pour le dessin animé à la fin des années trente ? Quels intérêts les régimes totalitaires ou démocratiques ont-ils eu à soutenir une forme de cinéma aussi coûteuse ? Plongée dans les coulisses de cette production de guerre méconnue de l’agression japonaise en Mandchourie en 1931 à l’immédiat après-guerre.

Publication d’ouvrage en collaboration

DENIS Sébastien, DUCHET Chantal, MERIJEAU Lucie, PRUVOST-DELASPRE Marie, ROFFAT Sébastien (dir.), Archives et acteurs des cinémas d’animation en France, L’Harmattan, 2014.
Alors que l’étude et l’enseignement de l’animation à l’université française gagnent actuellement du terrain après des décennies placées sous le sceau de l’illégitimité culturelle, alors que l’envie de se réunir est de plus en plus présente chez les chercheurs qui étudient l’animation en France, il semble nécessaire de cartographier l’état de la recherche en France sur le sujet. En effet, si le nombre des ouvrages portant sur le cinéma d’animation sous ses formes les plus diverses semblent s’accroître de façon importante depuis le début du XXIème siècle dans plusieurs sphères de la recherche académique, et tout particulièrement en Grande-Bretagne et aux États-Unis, bien des aspects participant à la création et à l’existence de ce médium restent encore à développer. Ainsi, tout en se félicitant de l’intérêt croissant pour les cinémas d’animation dans leur pluralité, les instigateurs du présent ouvrage, qui découle directement du colloque organisé à Paris à l’INHA les 30 et 31 octobre 2013, ont souhaité concentrer leurs efforts sur le cas français, en tant qu’il paraissait représenter un hétérogène et problématique révélateur de tensions, mais aussi en tant qu’il offrait, sous un angle plus large, un champ encore parcouru de vides et de manques. L’organisation d’une manifestation scientifique s’est trouvée justifiée par le désir et le besoin partagés de faire un état des lieux général des sources, des objets de recherche et des travaux, mais aussi, et c’est le sens de ce balancier entre « archives et acteurs », de recueillir la parole des collaborateurs, des témoins, des professionnels, des journalistes. Il s’agissait également, dans une volonté de faire éclater le seul cadre universitaire, de s’ouvrir aux apports et aux idées d’autres domaines d’expertise, et ainsi de (re)donner une place à ceux qui auront été durant plusieurs décennies les seuls à construire et à documenter l’histoire du cinéma d’animation, sans lesquels nombre de témoignages et d’informations auraient été perdues. De cette façon, on pourrait espérer que cet ouvrage constitue, pour les chercheurs à venir, un instantané, un aperçu précis de la recherche sur le cinéma d’animation français dans sa diversité – en lui-même déjà une archive, en quelque sorte.

Réédition d’ouvrage

Maurice Noverre, La vérité sur l’invention de la projection animée. La vie et l’œuvre d’Émile Reynaud, L’Harmattan, 2013. Edition établie et présentée par Sébastien Roffat.
En 1926, Maurice Noverre, premier historien du cinéma, publie un livre qui fait polémique : Émile Reynaud serait le véritable inventeur de la projection animée. C’est en réalité l’aboutissement d’une bataille de longue haleine durant laquelle Maurice Noverre tenta aussi de réhabiliter Georges Méliès et d’autres « oubliés » des premiers temps du cinéma en adoptant une position clairement anti-lumiériste (contre les frères Lumière). Publié à compte d’auteur, la Vérité sur la projection animée ne fut tiré qu’à mille exemplaires. Autant dire que le livre était introuvable depuis presque 90 ans. Sébastien Roffat, historien spécialiste du cinéma d’animation, a décidé de diriger la publication de la nouvelle édition. L’idée n’est pas de proposer un fac-similé bien trop fastidieux à lire mais une complète remise en page. Toutefois, le style typographique de Noverre a été conservé, fait de points d’exclamation, de suspension, de majuscules, de minuscules, de mots en gras ou en italique. Cette nouvelle édition est agrémentée d’une introduction totalement inédite retraçant la biographie de Maurice Noverre jusqu’alors quasiment inconnue. Des notes en fin d’ouvrage ainsi qu’une préface de l’arrière petite-fille d’Émile Reynaud complète le tout. Cette édition bénéficie du soutien exceptionnel des héritiers de Maurice Noverre (famille Hellis) et d’Émile Reynaud (Sylvie Saerens et la famille Oudart-Reynaud). Sébastien ROFFAT est historien spécialiste du cinéma d’animation. Il a découvert par hasard un exemplaire du livre de Maurice Noverre qu’il a entièrement recopié. Chargé d’un tel trésor, il a rencontré l’association des Amis d’Émile Reynaud qui a accepté l’idée de republier cet ouvrage. Après des mois de travail et la redécouverte des héritiers de Maurice Noverre, La vérité sur l’invention de la projection animée. Émile Reynaud, sa vie et ses travaux peut être proposé au public dans une version enfin accessible.

 

                  ARTICLES ET CONFERENCES

Liste et références des articles écrits par Sébastien Roffat

 

Communications avec actes
ROFFAT Sébastien, « Le Hays Office et la moralisation du dessin animé américain après 1934 », 17 octobre 2013, université Bordeaux 3. « Puissance(s) publique(s) et censure(s), XVIe-XXe siècles » (Musée d'Aquitaine).
ROFFAT Sébastien, « La Deutsche Zeichenfilm ou comment les nazis ont tenté de créer la première industrie allemande du dessin animé », 2 et 3 juin 2013, université de Grenoble. Internationales Symposium : Film im Nationalsozialismus (1933-1945).
ROFFAT Sébastien, « Les studios Disney ont-ils inventé le transmédia ? Le cas de Blanche-Neige et les sept nains »*, 31 mai 2013, université d’Aubagne.
ROFFAT Sébastien, « Le dessin animé de propagande communiste », Cinéma et guerre froide. L'imaginaire au pouvoir, CinémAction n°150, 2014, p. 36-39. D'après la communication du colloque des 27 et 28 janvier 2012, université Paris 8. « La Guerre froide et le cinéma ».  
ROFFAT Sébastien, « Les dessins animés au service de la propagande pendant la Seconde Guerre mondiale », communication dans le cadre du colloque « La propagande : images, paroles et manipulation », 22 et 23 novembre 2007, publiée dans Alexandre Dorna, Jean Quellien, Stéphane Simonnet (dir.), La propagande : images, paroles et manipulation, L’Harmattan, coll. « Psychologie politique », Paris, 2008, p. 57-69.

 

Communications sans actes
23 mai 2014 : « La représentation des Noirs dans les dessins animés français sous l’Occupation allemande », Séminaire annuel du laboratoire "Scènes Francophones et Écritures de l'Altérité" (SeFeA). Territoires du corps : les couleurs de la frontière, Musée du Quai Branly, Paris.
15 mai 2014 : « L’obscénité du cinéma pornographique est-elle soluble dans l’art ? La question du statut de l’œuvre d'art : la pornographie est-elle une invention moderne ? ; l’art abolit-il la notion de pornographie ? ».
5 décembre 2013 : « Cinéma et Shoah : mauvais genres ? La question des genres cinématographiques dans la représentation de la Shoah. Le film d'animation. », Mémorial de la Shoah, Paris.
6 septembre 2013 : Conférence « Les films de propagande » dans le cadre du 6e festival du film d'animation de Paris, Croq'Anime (Sylvie Dimet), Théâtre de Ménilmontant, Paris.
16 décembre 2012 : Conférence au Festival national du film d’animation de Bruz. Leçon de cinéma : « Animation et propagande ».
18 mars 2012 : Conférence à l'EHESS à Paris : « Les sorcières dans les dessins animés de Walt Disney ».
19 janvier 2012 : Conférence au Forum des images à Paris : « Tex Avery et ses films animés de propagande ».
18 octobre 2011 : Conférence à la Cinémathèque universitaire de Paris 3 : « L'émergence d'une école française du dessin animé sous l'Occupation à partir de l'étude de cas des Gémeaux (André Sarrut et Paul Grimault) ».
25 mai 2011 : Conférence au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation (Lyon) : « Dessins animés et résistance ».
19 avril 2011 : Conférence à l'ESAD, École Supérieure d'Art et de Design d'Amiens Métropole. « Les dessins animés de propagande pendant la Seconde Guerre mondiale ».
23 mars 2011 : Conférence à la Cinémathèque de Saint-Etienne : « Cinéma d'animation et publicité en France de 1918 à 1968 ».
21 février 2011 : Conférence à l’EHESS à Paris : « Raiponce revisité par Disney ».
16 mars 2010 : Conférence à la Cinémathèque de Saint-Etienne : « Les représentations raciales dans les dessins animés de propagande de la Seconde Guerre mondiale ».
1er mars 2010 : Conférence à l’EHESS à Paris : « La Princesse et la Grenouille revisité par Disney ».
26 novembre 2009 : Conférence au séminaire Master 2 Histoire sur le cinéma allemand de 1933 à 1949 de Mme Liliane Crips : « Le dessin animé nazi ».
28 avril 2009 : Conférence dans le cadre de l'atelier "La part de fiction dans le cinéma documentaire", Institut national de l'Histoire de l'Art, « Cinéma d'animation et récit documentaire ».
5 avril 2009 : Conférence dans le cadre des ateliers de la Licra-Mémorial de la Shoah : "L'image du Juif et les représentations raciales dans les dessins animés de propagande de la Seconde Guerre mondiale".
10 mars 2009 : Présentation à la Cinémathèque de Saint-Etienne d’un programme de courts métrages d'animation français réalisés sous l'Occupation.
16 février 2009 : Conférence à l'EHESS, Paris : « La Belle au bois dormant revue et corrigée par Walt Disney ».
10 janvier 2009 : Conférence au Palais de la culture de Puteaux en association avec la Shalp autour des dessins animés de propagande pendant la Seconde Guerre mondiale.
26 novembre 2008 : Conférence dans le séminaire "Cinéma et Seconde Guerre mondiale" à l'INHA organisé par Alain Kleinberger et Jacqueline Nacache : « Cartoons et propagande : comment concilier patriotisme et humour ? ».
21 octobre 2008 : Conférence « Animation et Propagande », lycée Saint-Joseph, Bruz.
18 février 2008 : Conférence à l'EHESS, Paris : « La Petite Sirène revue et corrigée par Walt Disney ».
29 novembre 2007 : Conférence de deux heures à l'ENS, Paris : « L'humour dans le dessin animé et son application comme arme de propagande durant la Seconde Guerre mondiale ».
21 octobre 2007 : Conférence aux 10e Rendez-vous de l'histoire de Blois : « Les dessins animés de propagande pendant la Seconde Guerre mondiale ».
13 octobre 2007 : Table ronde : "Construire les archives du cinéma d'animation". Une table ronde animée par Jean-Baptiste Garnero des Archives françaises du film (CNC) avec, notamment, Jacques Kermabon, Serge Bromberg, Sébastien Roffat.
4 - 17 octobre 2007 : Rétrospective "Du praxinoscope au cellulo : un demi-siècle d'animation en France" à la Cinémathèque française par les Archives françaises du film. Sébastien Roffat présente les soirées consacrées aux dessins animés français sous l'Occupation.
20 mars 2007 : Conférence à la Cinémathèque de Saint-Etienne : "Animation et Propagande".
19 février 2007 : Conférence à l'EHESS, Paris : « L'adaptation des contes des fées par Walt Disney : Blanche-Neige et les sept nains ».
10 janvier 2007 : Conférence à l’Université Paris VII - Jussieu. « Animation et Propagande ».
10 mai 2006 : Conférence à la Médiathèque municipale de Roanne : « Les dessins animés de propagande pendant la Seconde Guerre mondiale ».
27 avril 2006 : Conférence à l'Université de Paris VII - Jussieu : « Dessin animé et propagande ».
6 février 2006 : Conférence à l’EHESS, Paris, « L'adaptation des contes de fées par Walt Disney ».

 

Chapitres dans des ouvrages
ROFFAT Sébastien, « Disney Paris », dans Antoine de Baecque (dir.), Paris vu par Hollywood, Flammarion, Paris, 2012.
ROFFAT Sébastien, « Disney Walter Elias », dans Antoine de Baecque et Philippe Chevallier (dir.), Dictionnaire de la pensée du cinéma, PUF, Paris, 2012, p. 233-236.
ROFFAT Sébastien, « Les sorcières dans les dessins animés Disney (1937-2007) », dans Corinne Vuillaume (dir.), Sorciers et sorcières à l'écran, L'Harmattan, Paris, 2010, p. 47-69.
ROFFAT Sébastien, « Dessins animés » (p. 241-243) et « Parc d’attractions » (p. 596-597), dans Christian Delporte, Jean-Yves Mollier, Jean-François Sirinelli (dir.), Dictionnaire d'histoire culturelle de la France contemporaine, Puf, coll. Quadrige Dicos poche, Paris, 2010.
ROFFAT Sébastien, « Quand Pétain, Churchill, Roosevelt et Hiro-Hito rêvaient de Mickey... », dans Jean-Pierre Bertin-Maghit (dir.), Une histoire mondiale des cinémas de propagande, Nouveau Monde éditions, Paris, 2008, p. 445-469.
ROFFAT Sébastien, « Les dessins animés au service de la propagande pendant la Seconde Guerre mondiale. D'une approche globale à l'étude de cas thématique dans la classe », dans Vincent Marie et Nicole Lucas (dir.), Innover en classe : cinéma, Histoire et représentations, Le Manuscrit, 2007, p. 191-224.
ROFFAT Sébastien, « Pierre Bourgeon », « André Daix », « Jean et Alexandre Giaume », « Raymond Jeannin », « André-Edouard Marty », dans Jacques Kermabon (dir.), Du praxinoscope au cellulo : un demi-siècle de cinéma d'animation en France (1892-1948), Scope Editions/CNC, Paris, 2007, 351 p.

 

Articles dans des revues
MERIJEAU Lucie et ROFFAT Sébastien, « L’Animation à l’université française, un objet culturel en quête d’identification »*, Mise au point, n°7. AFECCAV.
ROFFAT Sébastien, « Le cinéma d’animation de propagande durant la Seconde Guerre mondiale : défier la carence documentaire et le politiquement correct », Journal of Film Preservation, FIAF, mai 2012.
ROFFAT Sébastien, « Diffuser autrement : le livre-DVD », La Lettre de l'Afca, 2ème trimestre 2011, p. 5.
ROFFAT Sébastien, « Le petit chaperon rouge : cent ans de dessins animés », la Grande Oreille : la revue des arts de la parole, n°45, mars 2011, p. 59-61.
ROFFAT Sébastien, « Documentaire animé ou film d'animation documentaire », La Lettre de l'Afca, 1er trimestre 2011, p. 2-3.
ROFFAT Sébastien, « Cinéma. Raiponce : Grimm recoiffé par Disney », la Grande Oreille : la revue des arts de la parole, n°44, décembre 2010, p. 90-91.
ROFFAT Sébastien, « Une princesse comme attraction. Dans les parcs d’attraction Disney, les princesses des contes de fées sont de véritables reines... du marketing », la Grande Oreille : la revue des arts de la parole, n°41, mars 2010, p.74-78.
ROFFAT Sébastien, « L'Atelier Lortac : Cinéma d'animation et publicité dans l'entre-deux-guerres en France », 1895, n°59, décembre 2009, p. 218-234.
ROFFAT Sébastien, « Du bon usage du conte de fées chez Walt Disney », la Grande Oreille : la revue des arts de la parole, n°26, décembre 2005, p. 43-50.

 

Recensement général des articles :

[20] Sébastien Roffat, à paraître.

[19] Sébastien Roffat, à paraître.

[18] Sébastien Roffat, "Le dessin animé de propagande communiste", Cinéma et Guerre froide. L'imaginaire au pouvoir, CinémAction n°150, 2014, p.36-39.

[17] Sébastien Roffat, "Star Wars chez Disney : un achat rapide mais prévisible", Le Plus - NouvelObs, 2 novembre 2012

[16] Sébastien Roffat, "Disney Paris", Antoine de Baecque (dir.), Paris vu par Hollywood, Paris, Skira Flammarion - Les expositions de l'Hôtel de ville de Paris, 2012, pp222-235. Version anglaise, traduction d'Alexandra Keens : "Disney's Paris", Antoine de Baecque (ed.), Paris by Hollywood, 2012, Paris, Flammarion, p.222-235.

[15] Sébastien Roffat, "Le cinéma d'animation de propagande durant la Seconde Guerre mondiale : défier la carence documentaire et le politiquement correct", Journal of Film Preservation, n°86, avril 2012, p.87-95.

[14] Sébastien Roffat, "DISNEY Walter Elias", Dictionnaire de la pensée du cinéma, Antoine de Baecque et Philippe Chevallier (dir.), Paris, PUF, 2012, p.233-236.

[13] Sébastien Roffat, "Diffuser autrement : le livre-DVD", La Lettre de l'Afca, 2ème trimestre 2011, p.5.

[12] Sébastien Roffat, "Le petit chaperon rouge : cent ans de dessins animés", la Grande Oreille : la revue des arts de la parole, n°45, mars 2011, p.59-61.

[11] Sébastien Roffat, "Documentaire animé ou film d'animation documentaire", La Lettre de l'Afca, 1er trimestre 2011, p.2-3.

[10] Sébastien Roffat, "Cinéma. Raiponce : Grimm recoiffé par Disney", la Grande Oreille : la revue des arts de la parole, n°44, décembre 2010, p.90-91.

[9] Sébastien Roffat, "Les sorcières dans les dessins animés Disney (1937-2007)", Corinne Vuillaume (dir.), Sorciers et sorcières à l'écran, Paris, L'Harmattan, Paris, 2010, p.47-69.

[8] Sébastien Roffat, "Une princesse comme attraction", la Grande Oreille : la revue des arts de la parole, n°41, mars 2010, p.74-78.

[7] Sébastien Roffat, "L'Atelier Lortac : Cinéma d'animation et publicité dans l'entre-deux-guerres en France", revue 1895 n°59, décembre 2009, p.218-234.

[6] Sébastien Roffat, "Dessins animés" (p.241-243) et "Parc d'attactions" (pp596-597), Dictionnaire d'histoire culturelle de la France contemporaine, dir. Christian Delporte, Jean-Yves Mollier, Jean-François Sirinelli, Paris, Puf, collection Quadrige Dicos poche, 2010.

[5] Sébastien Roffat, "Quand Pétain, Churchill, Roosevelt et Hiro-Hito rêvaient de Mickey...", Une histoire mondiale des cinémas de propagande, dir. Jean-Pierre Bertin-Maghit, Nouveau Monde éditions, 2008, p.445-469

[4] Sébastien Roffat, "Les dessins animés au service de la propagande pendant la Seconde Guerre mondiale", La propagande : images, paroles et manipulation, dir. Alexandre Dorna, Jean Quellien, Stéphane Simonnet, collection Psychologie politique, L'Harmattan, 2008, p.57-69

[3] Sébastien Roffat, "Les dessins animés au service de la propagande pendant la Seconde Guerre mondiale. D'une approche globale à l'étude de cas thématique dans la classe", Innover en classe : cinéma, Histoire et représentations, dir. Vincent Marie et Nicole Lucas, Le Manuscrit, 2007, p.191-224

[2] Sébastien Roffat, "Pierre Bourgeon", "André Daix", "Jean et Alexandre Giaume", "Raymond Jeannin", "André-Edouard Marty", Du praxinoscope au cellulo : un demi-siècle de cinéma d'animation en France (1892-1948), dir. Jacques Kermabon, Scope Editions/CNC, 2007, 351 p.

[1] Sébastien Roffat, "Du bon usage du conte de fées chez Walt Disney", la Grande Oreille : la revue des arts de la parole, n°26, décembre 2005, p.43-50.

Liste des conférences données par Sébastien Roffat :

[38] 30 octobre 2013 : Communication pour le colloque Acteurs et archives des cinémas d'animation en France à l'Université Paris 3 : "Etat des sources : existe-t-il suffisamment d'archives pour asseoir un discours historique valide sur le cinéma d'animation français ?".

[37] 17 octobre 2013 : Communication pour le colloque Puissance(s) publique(s) et censure(s), XVIe-XXe siècles à l'Université de Bordeaux : "Le Hays Office et la moralisation du dessin animé américain après 1934".

[36] 6 septembre 2013 : Conférence dans le cadre du festival Croq Anime, Paris.

[35] 6 juin 2013 : Communication pour le colloque Le national-socialisme dans son cinéma à l'Université de Grenoble : "La Deutsche Zeichenfilm ou comment les nazis ont tenté de créer la première industrie allemande de dessins animés".

[34] 31 mai 2013 : Communication pour le colloque Histoire du transmédia à l'Université d'Aubagne : "Les studios Walt Disney ont-ils inventé le transmédia?".

[33] 19 mars 2012 : Conférence de Sébastien Roffat au Mémorial de la déportation et de la résistance de la Loire à Saint-Etienne consacrée aux "dessins animés de résistance". Conférence annulée.

[32] 18 mars 2012 : Conférence de Sébastien Roffat à l'EHESS consacrée aux sorcières dans les dessins animés de Walt Disney.

[31] 27 janvier 2012 : Communication de Sébastien Roffat au colloque "Guerre froide et cinéma" : "Les dessins animés de propagande pendant la Guerre froide".

[30] 19 janvier 2012 : Sébastien Roffat intervient au Forum des images à Paris dans le cadre d'une intervention consacrée à Tex Avery et ses films animés de propagande.

[29] 10 décembre 2011 : Conférence de deux heures "Animation et propagande" au Festival national du film d'animation de Bruz. Intervention annulée.

[28] 18 octobre 2011 : Sébastien Roffat participe aux mardis de l'histoire de la Cinémathèque universitaire de Paris 3 et présente une conférence de trois heures consacrée à l'émergence d'une école française du dessin animé sous l'Occupation à partir de l'étude de cas des Gémeaux (André Sarrut et Paul Grimault). Cinémathèque universitaire. Entrée libre. Site Censier, 18h.

[27] 25 mai 2011 : Conférence au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation (Lyon). Le CHRD et le Musée de la Résistance nationale (Champigny-sur-Marne) organisent une exposition consacrée à l’image de la Résistance dans la bande dessinée intitulée Traits résistants, la Résistance dans la bande dessinée de 1944 à nos jours, cette exposition se tient du 31 mars au 18 septembre 2011.

[26] 19 avril 2011 : Conférence à l'ESAD, Ecole Supérieure d'Art et de Design d'Amiens Métropole.  Trois journées de conférences sur le thème "On nous raconte des histoires" pour l'ensemble des étudiants des filières de communication graphique et visuelle d'une part, et d'image animée d'autre part. 14h30-16h30.

[25] 23 mars 2011 :  Sébastien Roffat est à la cinémathèque de Saint-Etienne pour une conférence de deux heures consacrée à "Cinéma d'animation et publicité en France de 1918 à 1968".

[24] 21 février 2011 : Sébastien Roffat est à l'EHESS, 105 boulevard Raspail, Paris, 2ème étage, salle 6, entré libre. 13h-15h. A l'invitation de Mme le professeur Velay-Vallantin dans le cadre de son séminaire sur "Histoire des contes : étude du conte populaire (xixe-xxe siècles)". Conférence sur Raiponce.

[23] 16 mars 2010 : Sébastien Roffat est à la cinémathèque de Saint-Etienne pour une conférence de deux heures consacrée aux "Représentations raciales dans les dessins animés de propagande de la Seconde Guerre mondiale".

[22] 1er mars 2010 : Sébastien Roffat est à l'EHESS, 105 boulevard Raspail, Paris, 2ème étage, salle 6, entré libre. 13h-15h. A l'invitation de Mme le professeur Velay-Vallantin dans le cadre de son séminaire sur "Histoire des contes : étude du conte populaire (xixe-xxe siècles)". Conférence sur la Princesse et la Grenouille.

[21] 26 novembre 2009 : Sébastien Roffat participe au séminaire Master2 Histoire sur le cinéma allemand de 1933 à 1949 de Mme Liliane Crips avec une intervention consacrée au "dessin animé nazi".

[20] 28 avril 2009 : Sébastien Roffat est invité par Rémy Besson à l'atelier "La part de fiction dans le cinéma documentaire", Institut national de l'Histoire de l'Art, bibliothèque du CEHTA, 17h-19h. Intervention : "Cinéma d'animation et récit documentaire".

[19] 5 avril 2009 : Sébastien Roffat intervient dans le cadre des ateliers de la Licra-Mémorial de la Shoah autour de "L'image du Juif et les représentations raciales dans les dessins animés de propagande de la Seconde Guerre mondiale". 10h-12h30.

[18] 10 mars 2009 : Sébastien Roffat est à la Cinémathèque de Saint-Etienne pour présenter un programme de courts métrages d'animation français réalisés sous l'Occupation. 19h. Sébastien Roffat est interviewé par Christine Berton du site tramweb.fr de La Rotonde, Centre de Culture Scientifique de la Loire de Saint-Etienne.

[17] 16 février 2009 : Sébastien Roffat est à l'EHESS pour une conférence consacrée à La Belle au Bois Dormant revue et corrigée par Walt Disney. Salle 6 (2ème étage du 105 bld Raspail), à partir de 13 heures. Entrée libre. Fin : 15 heures.

[16] 10 janvier 2009 : Sébastien Roffat donne une conférence-projection au Palais de la culture de Puteaux en association avec la Shalp autour des dessins animés de propagande pendant la Seconde Guerre mondiale. 15 heures. Entrée libre. 200 personnes étaient présentes.

[15] 26 novembre 2008 : Alain Kleinberger (de Paris X - Nanterre) et Jacqueline Nacache (Paris-Diderot) organisent un séminaire "Cinéma et Seconde Guerre mondiale" à l'INHA Institut National de l’Histoire de l’Art, Galerie Colbert, 2 rue Vivienne 75002 Paris - Salle Nicolas-Claude Fabri de Peiresc de 17h à 19h30. Sébastien Roffat présente "Cartoons et propagande : comment conclier patriotisme et humour ?". Par le biais de l'étude de quelques dessins animés représentatifs de la période 1941-1945 issus des grands studios américains que sont Disney, Warner et MGM, il s'agira de comprendre comment les Américains ont tenté de concilier la commande gouvernementale patriotique avec la tradition comique du cartoon américain (allant jusqu'à, par exemple, rendre drôle les plus virulentes caricatures antijaponaises). Entrée libre.

[14] 21 octobre 2008 : Sébastien Roffat est à Bruz près de Rennes (35) au lycée Saint-Joseph à l'invitation de l'association l'Arrosoir à Emile pour donner une conférence consacrée à "Animation et Propagande" à 150 élèves de Première dans le cadre de la Fête mondiale du cinéma d'animation.  

[13] 18 février 2008 : Sébastien Roffat est à l'EHESS pour une conférence consacrée à La Petite Sirène revue et corrigée par Walt Disney. Salle 6 (2ème étage du 105 bld Raspail), à partir de 13 heures. Entrée libre. Fin : 15 heures.

[12] 29 novembre 2007 : Sébastien Roffat est à l'ENS, rue d'Ulm à Paris pour un séminaire consacré à "L'humour dans le dessin animé et son application comme arme de propagande durant la Seconde Guerre mondiale". Il s'agira certes de donner un aperçu de la production de cartoons (très peu connue des étudiants) mais encore plus, à un niveau théorique, de s'interroger sur le genre, c'est-à-dire de se demander dans quelle mesure la dynamique générique du cartoon est modifiée (ou non ?) par le contexte de guerre (sur le plan "interne", formes, thèmes, comique, etc, mais aussi sur le plan "externe", attentes du public et réception notamment). 17h-19h. Amphithéâtre Rataud.  

[11] 22 novembre 2007 : 20h30. Conférence consacrée aux dessins animés de propagande de la Seconde Guerre mondiale au Mémorial de Caen dans le cadre d’un colloque scientifique les 22, 23 et 24 novembre 2007, sur le thème « La propagande : images, paroles et manipulations ».

[10] 21 octobre 2007 : Sébastien Roffat est au 10e Rendez-vous de l'histoire de Blois (18/21 octobre 2007) consacrés au thème "L'opinion. Information, rumeur, propagande" pour deux rencontres : une présentation du livre coordonné par Jean-Pierre Bertin-Maghit Les cinémas de propagande : un langage universel (Nouveau Monde éditions) et une communication sur le thème Les dessins animés au service de la propagande durant la Seconde Guerre mondiale.

[9] 13 octobre 2007 : Table ronde : "Construire les archives du cinéma d'animation" Une table ronde animée par Jean-Baptiste Garnero des Archives françaises du film (CNC) avec, notamment, Jacques Kermabon, Serge Bromberg, Sébastien Roffat ainsi que des critiques et des historiens du cinéma d'animation.

[8] 4 - 17 octobre 2007 : rétrospective "Du praxinoscope au cellulo : un demi-siècle d'animation en France" à la Cinémathèque française par les Archives françaises du film. Sébastien Roffat présente les soirées consacrées aux dessins animés français sous l'Occupation. Séances : jeudi 11 octobre 21h30 (salle Georges Franju) ; vendredi 12 octobre 17h (salle Georges Franju) et 20h30 (salle Henri Langlois) ; samedi 13 octobre 19h30 (salle Georges Franju) et 19h45 (salle Jean Epstein), dimanche 14 octobre 19h30 (salle Georges Franju) et 21h45 (salle Georges Franju) et mercredi 17 octobre 17h (salle Georges Franju).

[7] 20 mars 2007 : conférence à la Cinémathèque de Saint-Etienne : "Animation et Propagande". 19h30.

[6] 19 février 2007 : conférence à l'EHESS (1ère partie) : l'adaptation des contes des fées par Walt Disney : Blanche-Neige et les Sept Nains.

[5] 10 janvier 2007 : conférence à Paris VII - Jussieu. 2ème partie. "Animation et Propagande". 12h-17h.

[4] 10 mai 2006 : Sébastien Roffat donne une conférence de deux heures à la Médiathèque municipale de Roanne à 19h30 sur le thème "les dessins animés de propagande pendant la Seconde Guerre mondiale".

[3] 27 avril 2006 : Sébastien Roffat est l'invité de l'association Cinéma et Musiques de l'Université de Paris VII - Jussieu de 12 heures à 15h30, pour une séance "ciné-histoire" autour du thème "dessin animé et propagande". Amphi 24, 2 place Jussieu. Projection exceptionnelle de dessins animés de propagande français, anglais, américains, japonais, chinois, italiens, allemands entrecoupés des interventions de S. Roffat. Près de 200 personnes étaient présentes. Marie-Claire Quiquemelle, membre du centre de recherche civilisation chinoise (EPHE-CNRS), travaille sur la Chine depuis 1970 et gère le Centre de documentation sur le cinéma chinois de Paris. Elle est l'auteur de très nombreux ouvrages et articles de référence, et de films documentaires de recherche. Mme Quiquemelle nous a fait l'immense honneur de venir présenter un extrait de La Princesse à l'éventail de fer (Tieshan Gongzhu, 1941) dessin animé chinois des frères Wan. Un grand merci !

[2] 6 février 2006 : Mme Catherine Velay-Vallantin, maître de conférence à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), 105 boulevard Raspail, Paris, du Centre de recherche sur les arts et le langage accueille Sébastien Roffat pour un cycle de deux conférences consacrées à l'adaptation des contes de fées par Walt Disney.

[1] 20 mai 2005 : Intervention à l'occasion des 5e journées d'études de l'Ecole Doctorale (ASSIC) Arts du Spectacle, Sciences de l'Information et de la Communication, Médiation Culturelle, Université Paris III - Sorbonne Nouvelle.


               DIRECTEUR DE COLLECTION
Sébastien Roffat est directeur de la collection "Cinémas d'animations" aux éditions L'Harmattan.

Titre n°1 : Pierre Floquet : Le langage comique de Tex Avery. Dix ans de création à la MGM 1942-1951. (mai 2009)
Joe Adamson aux États-Unis, Robert Benayoun et surtout Patrick Brion en France ont, avec d'autres, su mettre en avant les talents de conteur et d'humoriste de Tex Avery, et faire exister ses films bien après sa disparition. Cet ouvrage prolonge leur œuvre ; il propose un décryptage des rouages complexes de la narration filmique propre à l'animateur. En s'inspirant de genres cinématographiques existants pour mieux s'en amuser et les dépasser, Tex Avery a créé un style original de cartoon. La logique, les récurrences, et les variations que le spectateur y trouve le guident à travers un chaos comique : Tex Avery parle à son public. Derrière la transparence et l'enchaînement des images se tisse un véritable langage comique.

Si le choix assumé par Pierre FLOQUET d'écrire une thèse d'anglais sur Tex Avery a pour un temps suscité l'incrédulité en France, il lui a vite garanti l'écoute de ses pairs à l'étranger. Depuis, maître de conférences à Bordeaux, il a élargi ses perspectives au cinéma direct anglo-saxon. Il reste néanmoins en contact étroit avec le monde de l'animation, mettant en place des rétrospectives et conférences sur Tex Avery, en étant jury de festivals, et en participant à des ouvrages, en Europe et au-delà.

Christian Viviani, "Notes de lecture", Positif, novembre 2009.

Ce livre reprend pour l'essentiel la thèse que Pierre Floquet avait consacrée au maître de l'animation en 1996, un travail dont la réputation excellente était jusqu'ici confinée aux milieux universitaires. Et c'est un vrai bonheur de voir l'oeuvre de Tex Avery mise ainsi au niveau qui est le sien, celui des plus grandes, et défendue avec un vocabulaire minutieux, érudit, mais jamais pédant ou rébarbatif,celui qu'on réserve en général aux meilleures études sur Hitchcock ou sur Rossellini.
Floquet ne traite que la période MGM (1942-1951), la plus riche et la plus créative d'Avery. On trouvera en annexe des tableaux précis et précieux qui répertorient les récurrences de certains gags et thèmes, ce qui convaincrait les plus réticents de la qualité d'auteur à part entière du cinéaste.
Auparavant, les films (que Floquet tonnait sur le bout des doigts) sont regroupés selon de grandes orientations. Par exemple, la course-poursuite réunit onze titres (dont ceux de l'écureuil fou) en un chapitre qui en examine la chronologie et l'esthétique. On trouve aussi des chapitres plus généraux qui synthétisent l'art d'Avery, et une troisième partie, sur l'organisation syntaxique du langage, dont la portée dépasse le cas unique : c'est un véritable trousseau de clés pour rendre compte du film d'animation (un exercice que, pour ma part, je trouve toujours très difficile) que Floquet propose. Enfin, une bibliographie sélective (passage, hélas, de plus en plus souvent omis dans les publications récentes) rend hommage à tous ceux qui, par les écrits pionniers, ont pavé le chemin pour cette somme. Ce livre est, à mes yeux,absolument indispensable, même si on se doit de regretter qu'une présentation austère, et dictée par la dure exigence économique et juridique qui maintenant gouverne les écrits de cinéma, nous prive de la moindre illustration. Il serait temps que l'on comprenne qu'un ouvrage de cinéma se doit d'être illustré et que les instances académiques cessent d'évaluer un travail sur le cinéma au volume de son texte : le choix d'une iconographie et son commentaire réclament souvent plus de recherche et de travail que la rédaction d'une analyse. L'édition de cinéma doit une revanche à I'ouvrage de Pierre Floquet : il faut qu'il soit un jour réédité avec les images qui l'ont si bien inspiré.

Titre n°2 : Stéphane Le Roux : Isao Takahata, cinéaste en animation. Modernité du dessin animé. (janvier 2010)
Ce premier volume consacré aux créateurs du studio Ghibli constitue un triple pari. D'abord, s'intéresser à Takahata, le moins identifié des deux auteurs dans le monde occidental, et privilégier l'origine de sa filmographie, surtout Hols [Horus], prince du soleil, œuvre « maudite » trop méconnue précipitant pourtant le dessin animé de long métrage dans la modernité. Ensuite, en tant que livre de cinéma à part entière, permettre aux amateurs, étudiants ou professionnels du monde de l'animation d'aiguiser leur regard quant à l'art de la mise en scène (cadrage, mouvement de caméra, scénographie, montage, etc.), une dimension souvent négligée dans les études et la presse dédiées à ce genre. Enfin, et c'est bien le plus audacieux, considérer ces artistes de dessin animé en tant que cinéastes véritables, au même titre que des auteurs de films en prise de vue réelle. Une fois décrites les ambitions réalistes de Takahata, à contre-emploi dans un genre a priori voué au conte et au merveilleux, un second volume se tournera vers Miyazaki. Il étudiera les fondements de sa poésie toute personnelle, alliant retour à l'imaginaire et acquis réalistes de son aîné, dont il a longtemps été l'assistant et le compagnon de route.

Stéphane Le Roux enseigne le cinéma en lycée et est chargé de cours à Rennes 2. Il assure fréquemment des formations dans les dispositifs d'éducation à l'image. Ce travail de doctorat est le fruit d'une rencontre imprévue entre un parcours de cinéphilie plutôt classique et une lointaine passion pour l'animation japonaise, découverte à l'heure du goûter à la télévision il y a bien longtemps...

Titre n° 3 et n°4 : Jérémie Noyer : Entretiens avec un Empire : Rencontres avec les artistes Disney. Les grands classiques de l'animation. Volume 1 de Blanche-Neige et les sept nains à Tarzan. Volume 2 : de Dinosaure à Toy Story 3. (novembre 2010)
En 1937, Walt Disney disait à Aldous Huxley : « Nous essayons simplement de faire un bon film. Ensuite, les professeurs arrivent pour nous expliquer ce que nous faisons ! »
Entretiens avec un empire - Rencontres avec les artistes Disney / Les grands classiques de l'animation laisse de côté les discours magistraux pour mieux donner la parole à ceux qui créent la magie Disney. De Don Hahn à Pete Docter et d'Alan Menken à Randy Newman, ce second volume rassemble 30 entretiens originaux réalisés par Jérémie Noyer sur une dizaine d'années avec les plus grands artistes Disney, réalisateurs, producteurs, animateurs, compositeurs, etc. à propos de leurs expériences et de leur travail sur les plus grands dessins-animés du studio aux grandes oreilles, de Dinosaure à Toy Story 3.
Histoire de l'animation et anecdotes personnelles sont ici rassemblées dans une approche à la fois artistique, technique et humaine des grands classiques de l'animation.

Jérémie Noyer est docteur ès-Lettres et Arts, enseignant et journaliste. Après des débuts à Dreams Magazine, il rejoint Les Années Laser et le site anglo-américain AnimatedViews.com Ses entretiens sont régulièrement publiés sur son blog, media-magic.blogspot.com.

http://www.chroniquedisney.fr/bibliographie/bibliographie.htm
Le web amateur francophone est parmi le plus dynamique au monde sur l'univers Disney : beaucoup de sites de grande qualité s'y côtoient, en effet, chacun avec un angle d'analyse différent. Media Magic est l'un d'eux. Administré par Jérémie Noyer, il poursuit l'idée aussi folle qu'enthousiasmante d'interviewer tout le landerneau disneyen. Il prolonge ici son œuvre en librairie en proposant un premier volume de 36 entretiens avec des artistes exceptionnels. De Glen Keane à Andreas Deja et d’Alan Menken à Hans Zimmer sans oublier les frenchies Roger Carel et Richard Darbois, ce livre respire le savoir-faire et savoir-vivre disneyens. Il se dévore d'un trait et s'invite à la relecture, encore et encore... Le volume 2 des Entretiens avec un Empire est comme le précédent : terriblement addictif. Jéremie Noyer offre, en effet, à son lecteur l'incroyable privilège de redécouvrir une période où se côtoient les succès et les échecs du label Disney, avec un œil neuf, tout droit venu des protagonistes eux-mêmes. Les artistes livrent ainsi leurs ressentis et analyses, décortiquent leur savoir-faire et parti-pris dans un exercice touchant d'ouverture au public. De Pete Docter à Don Hahn et de Randy Newman à Chris Sanders en passant par Ron Clements, difficile de ne pas être comblé par ces 30 nouvelles interviews plus passionnantes les unes que les autres...

Titre n°5 : Frédéric Clément, Machines désirées : la représentation du féminin dans les films d'animation Ghost in the Shell de Mamoru Oshii. (février 2011)
Quels parallèles peut-on tisser entre la construction du corps cyborg et la construction du féminin au cinéma ? Au contact des films d'animation de science-fiction Ghost in the Shell et Ghost in the Shell 2 : Innocence du réalisateur japonais Mamoru Oshii, cet ouvrage cherche à éclairer les fonctionnements de ces constructions, mais aussi à identifier les mécanismes du désir associé au corps artificiel et au corps féminin. Que reste-t-il du désir et de l'identité à l'époque de leur reproductibilité technique ?
Par des emprunts allant de L'Eve future du romancier Villiers de l'Isle-Adam aux créations érotiquement inquiétantes de l'artiste surréaliste allemand Hans Bellmer, ces films mettent en scène toute une ménagerie du désir qui problématise la représentation du féminin dans le cinéma d'animation japonais contemporain, notamment en abordant l'invisibilité des sexes dans les animé ainsi qu'en critiquant l'érotisation accrue des corps d'enfants par le complexe de Lolita.

Frédéric Clément est doctorant en études cinématographiques à l'Université de Montréal. Ses recherches actuelles portent, entre autres, sur l'héritage du cinéma d'animation retrouvé dans les jeux vidéo, de même que sur la représentation des femmes au cinéma, en animation et dans les bandes dessinées.

Titre n°6 : Stéphane Le Roux, Hayao Miyazaki : cinéaste en animation. Poésie de l'insolite. (juin 2011)
Ce deuxième ouvrage dédié aux créateurs du studio Ghibli, après un premier abordant Isao Takahata, s'intéresse naturellement à Hayao Miyazaki. Il peut alors être envisagé en tant que monographie à part entière sur celui qui apparaît aujourd'hui comme le créateur de films d'animation le plus salué de par le monde. L'étude est centrée sur l'élaboration de son style cinématographique et l'émergence de sa poésie singulière, depuis ses débuts au studio de Tôei à la consécration de Mon voisin Totoro, qui fait l'objet d'une longue analyse. Sont aussi abordés des travaux épars, télévisuels (Sherlock Holmes), voire des projets inaboutis (ébauches de Nausicaa ou de Mononoké), et ses œuvres contemporaines jusqu'au Voyage de Chihiro. Mais ce livre est aussi et surtout le prolongement d'une réflexion amorcée dans le premier volume sur Takahata, autour des questions générales de la mise en scène en dessins animés et de la recherche d'un certain réalisme dans un genre de cinéma a priori voué au pur imaginaire. Or, notre thèse quant au secret de l'art de Miyazaki, pas si répandue que cela dans la communauté des fans ni sous la plume des critiques, est bel et bien ce rapport ambigu qu'entretient son univers animé avec le concret, le quotidien, s'invitant de manière insolite dans des récits empreints d'aventure et d'enchantement.

Stéphane LE ROUX enseigne le cinéma en lycée et est chargé de cours à Rennes 2. Il assure fréquemment des formations dans les dispositifs d'éducation à l'image. Ce travail de doctorat est le fruit d'une rencontre imprévue entre un parcours de cinéphilie plutôt classique et une lointaine passion pour l'animation japonaise, découverte à l'heure du goûter à la télévision il y a bien longtemps..

Titre n°7 : Patrick Barrès (dir.), Georges Schwizgebel : peintre et cinéaste en animation. (janvier 2012)
Georges Schwizgebel est l'un des grands noms du cinéma d'animation contemporain, auteur d'une quinzaine de courts métrages réalisés depuis le début des années 70, centrés sur une pratique de peintures animées, et souvent primés à l'occasion des festivals internationaux. Cet ouvrage réunit des études consacrées à l'ensemble de son oeuvre, développées par des spécialistes du cinéma d'animation et des arts plastiques. Il se conclut par un entretien avec le cinéaste.

Titre n°8 : Jérémy Noyer, Entretien avec un empire : rencontres avec les artistes Disney. Volume 3 Disneyland Paris raconté par ses créateurs. (mai 2012)
Fort de ses plus de 250 millions de visiteurs depuis son ouverture il y a 20 ans, Disneyland Paris, première destination touristique d'Europe, ne cesse d'accumuler les records et d'exciter les passions. En quoi le Resort francilien se distingue des autres parcs à thème ? Comment et pourquoi a-t-il trouvé sa place dans le paysage touristique mais également économique et culturel européen ?

Titre n°9 : Sébastien Roffat (édition établie et présentée par), Maurice Noverre, La Vérité sur l'invention de la projection animée. Emile Reynaud, sa vie et ses travaux. (octobre 2013).
En 1926, Maurice Noverre, premier historien du cinéma, publie un livre qui fait polémique : Emile Reynaud serait le véritable inventeur de la projection animée. C'est en réalité l'aboutissement d'une bataille de longue haleine durant laquelle Maurice Noverre tenta de réhabiliter Georges Méliès et d'autres "oubliés" des premiers temps du cinéma en adoptant une position clairement antilumiériste. Publié à compte d'auteur, l'ouvrage était introuvable. Sébastien Roffat, historien spécialiste du cinéma d'animation, a décidé de diriger la publication de la nouvelle édition.

La presse en parle :
"C'est donc cet ouvrage, inconnu pour la plupart des cinéphiles, que Sébastien Roffat, avec l'aide des éditions L'Harmattan, décide de remettre sur le devant de la scène. Nous saluons l'initiative de cette réédition qui comblera bon nombre de curieux. [...] L'introduction, présentée par Sébastien Roffat, est riche et complète, apportant au lecteur un avis censé, analytique et plein de recul sur un auteur, un sujet et un ouvrage très peu connus." - Amélie Navarro - www.iletaitunefoislecinema.com

"Excellent ouvrage ressuscité de Maurice Noverre, La Vérité sur l’invention de la projection animée, aux éditions L’Harmattan." - Emmanuel Vigne www.journalventilo.com

"L’historien Sébastien Roffat a eu la bonne idée de republier, dans la collection qu’il dirige, le livre de Maurice Noverre sur Émile Reynaud. Sébastien Roffat nous détaille, avec beaucoup de documents, la vie compliquée de Maurice Hellis (1881-1943) qui signait ses textes du pseudonyme de Maurice Noverre [...] Sébastien Roffat redonne donc au texte de Noverre sa place dans l’historiographie du cinéma et montre que, bien avant Truffaut et confrères, la polémique avait déjà cours dans ce domaine d’ombres et de lumière." - Luc Chaput, Séquence : la revue de cinéma.

"Un document à découvrir absolument si ce n'est déjà fait !" - Michel Gasqui, CinéScopie : la revue des amateurs de cinéma.

Titre n°10 : Sébastien Roffat, Histoire du dessin animé français de 1936 à 1940 : une politique culturelle d'Etat ? (janvier 2014).

Ce volume s'intéresse à la mise en place des premiers jalons de la mise en œuvre d'une industrie culturelle encore balbutiante en France, à savoir le cinéma d'animation. Sur un continent totalement dominé par la production américaine des cartoons et en particulier des films de Walt Disney dont le premier Ions métrage, Blanche-Neige et les sept nains, sort à Paris en mai 1938, des artistes français tentent un pari fou : créer en France des dessins animés. Face à ce monopole économique et à l'américanisation du dessin animé français, le studio Les Gémeaux créé par André Sarrut et Paul Grimault en 1936 fait figure d'exception. Le temps est-il venu qu'advienne un dessin animé français ? Est-ce enfin, depuis la fin de la Première Guerre mondiale, l'émergence dune école française du dessin animé après vingt années d'errements ? La mise en place d'une logique industrielle et la rationalisation des moyens de production est un moyen d'atteindre ce rêve disneyen.

Basée sur une documentation totalement inédite, l'Histoire du dessin animé français entre 1936-1940 marque une date importante dans l'historiographie du cinéma d'animation comme en histoire du cinéma. Pour Hervé Joubert-Laurencin. cette saga « est du début à la fin une narration foisonnante et vraie, qu'on lit avec le rare plaisir de découvrir neuf ce qu'on croyait déjà connaître ».

Ce travail a été récompensé du prestigieux prix Aguirre-Basualdo 2013 décerné par la Chancellerie des universités de Paris.

 

La presse en parle...

Faits et Documents, 15-30 novembre 2014, p. 19.

Spécialiste du cinéma d'animation et historien, Sébastien Roffat, qui avait déjà notamment signé Propagandes animées: le dessin animé politique entre 1933 et 1945, récidive avec une monumentale (fondée sur des centaines de fonds d'archives) Histoire politique et économique du dessin animé français sous l'Occupation (1940-1944). Ou comment l'État français réussit l'exploit de créer, par le biais de personnalités comme Louis-Emile Galey, René Risacher ou Raymond Jeannin, une authentique (et pratiquement apolitique) école française du dessin animé (jusqu'alors essentiellement américain), qui perdure encore aujourd'hui. Une véritable somme quasi indépassable.

 

DU CINÉMA D'ANIMATION COMME UN PHÉNOMÈNE HISTORIQUE
Par Zewebanim, lundi 17 mars 2014 à 15:09    :: Ça se lit

Des livres sur le cinéma d'animation il y en a (pas beaucoup mais il y en a :)

Avant tout des Art Book. Ces livres qui mettent en avant recherches, storyboards, images finales du films... Il y en a qui on été écrits par des analystes, d'autres par des passionnés ... Certains de ces livres parlent bien sûr de l'Histoire de l'animation. Mais le plus souvent d'un point de vue passionné. Et pendant longtemps il y avait tellement peu de choses à lire que c'était bien suffisant. Lire un livre racontant telle ou telle période de l'Histoire du cinéma d'animation par le biais d'interviews ou des personnes ayant rencontrés des gens ayant travaillés sur tel film dans tel studio. Des portrait de pays à travers quelques grands noms de réalisateurs/trices ...

Mais finalement peu de livres d'un point de vue plus Historien. Un livre qui cite des références, des livres, un auteur ayant arpenté de nombreux lieux d'archives pour en savoir et nous en faire découvrir encore plus sur le sujet qu'il traite.

Vient de sortir aux Éditions de l'Harmattan un tel livre. Il est signé Sébastien Roffat et s'intitule "Histoire du dessin animé français entre 1936 et 1940: une politique culturelle d’État ?". Ce n'est pas le premier livre de Sébastien Roffat et notamment un livre passionnant sur La Propagande animée. Mais ici c'est un travail de fond qui a été mis en place par l'auteur. Critiques de l'époque, chiffres ... on y découvre aussi plein de faits passionnants aussi bien sur l'implantation du cinéma américain en France à l'époque jusqu'au fait que Cocteau aurait du réaliser un dessin animé par exemple.

Ce qui est bien avec ce genre de travail c'est que maintenant il permet de discuter, de polémiquer, de récuser ... En développant autant son étude (trois livres doivent paraitre élargissant la période jusqu'en 1944) Sébastien Roffat justement ouvre un espace critique historique sur le cinéma d'animation français

En espérant que ce livre donne des envies à des maisons d'éditions de continuer ce travail (je sais que de plus en plus de personnes écrivent sur le cinéma d'animation).

 

L'HISTOIRE DU DESSIN ANIME FRANCAIS ENTRE 1936 et 1940
Par Michel Gasqui, Biblioscopie/Animation, CinéScopie. La revue des amateurs de cinéma, n°34, juin 2014, p. 57

Bien qu'on lui reconnaisse sa valeur commerciale et par ailleurs, ses qualités artistiques, le dessin animé est encore un peu le parent pauvre du cinéma. Nous regrettons que le dessin animé français n'ait, jusqu'à présent, jamais été le sujet d'une tentative d'étude historique générale et cela malgré la reconnaissance internationale qui l'entoure et le rôle fondamental d'Emile Cohl dans l'invention du dessin animé.

Les seuls ouvrages qui ont tenté de couvrir une période conséquente de la production du dessin animé français sont celui de Raymond Maillet : « Cent ans de Dessin animé français » (paru en accompagnement d'une exposition montrée en 1982 à Paris, à Lyon, à Nice et à Aubusson) qui fut ensuite édité par l'Institut Lumière, en 1983, sous le titre « Le Dessin animé français » et « Du praxinoscope au cellulo. un demi-siècle du cinéma d'animation en France (1892-1948)», ouvrage publié en 2007 par le CNC à l'occasion de la rétrospective du même nom à la Cinémathèque française du 3 au 14 octobre 2007. Et il ne faut pas oublier que la période des pionniers est couverte par au moins deux ouvrages de référence : le n° 53 de la revue 1895 consacré à Emile Cohl et le n° 59 consacré à Marius O'Galop et Robert Lortac.

Enfin. Sébastien Roffat s'est attelé à la lourde tâche de pallier à ce manque crucial. Il vient de sortir, aux éditions de L'Harmattan dans la collection qu'il dirige, «Cinémas d'animations », une « Histoire du dessin animé français entre 1936 et 1940 ». premier tome d'une saga en quatre volumes.

Le travail de Sébastien est un travail d'historien qui traite son sujet sur un plan historique, économique et esthétique avec une rigueur toute scientifique. Ainsi il commence son ouvrage en détaillant la nature des documents sur lesquels il va pouvoir s'appuyer.

Les questions fondamentales posées par l'auteur concernent l'identité, les spécificités du dessin animé français sur un plan économique et esthétique.
Les Américains ont très rapidement adopté les méthodes de travail prônées par le Taylorisme, pour une production industrielle des dessins animés ne laissant aucune place à la production artisanale. Ils ont réussi à imposer leurs dessins animés à l'extérieur de leurs frontières en bradant les prix et en les associant systématiquement aux films de long métrage exportés.
L'« Empire Disney » a installé son hégémonie grâce au soin extrême apporté à l'esthétique de ses réalisations et au « traitement » efficace infligé aux contes traditionnels (d'origines européennes pour la plupart).

Comment le dessin animé français pouvait-il trouver sa place dans ce contexte ?
Emile Cohl était un génial artisan, ses successeurs ont continué à travailler dans le même esprit, très loin des méthodes employées par les studios américains.
L'atelier Lortac a survécu grâce aux commandes publicitaires mais les faibles moyens dont il disposait ont cantonné sa production dans une certaine médiocrité esthétique et. en tous cas, très loin de l'efficacité américaine.
Côté esthétique, Sébastien étudie l'apport des « francs tireurs » que furent Jean Painlevé et René Bertrand. Alexandre Alexeïeff et Claire Parker, Ladislas et Irène Starewitch, Berthold Bartosch. Anthony Gross et Hector Hoppin, etc.. sans oublier les démarches moins convaincantes de Pierre Bourgeon seul ou au sein de la DAE (Dessins Animés Européens) avec Léontina Indelli et Lo Duca.
Et puis il y a le studio des Gémeaux avec André Sarrut et Paul Grimault...
Vous l'aurez compris, tout cela est passionnant et l'ouvrage de Sébastien Roffat est tout aussi indispensable pour les amateurs de cinéma d'animation que la nouvelle édition de « La Vérité sur l'invention de la projection animée » de Maurice Noverre. que nous avons présentée dans Cinéscopie n°33.


Titre n°11 : Sébastien Denis, Chantal Duchet, Lucie Mérijeau, Marie Pruvost-Delaspre, Sébastien Roffat (dir.), Archives et acteurs des cinémas d'animation en France (mai 2014)
On pourrait espérer que cet ouvrage constitue, pour les chercheurs à venir, un instantané, un aperçu précis de la recherche sur le cinéma d'animation français dans sa diversité. Tout en se félicitant de l'intérêt croissant pour les cinémas d'animation dans leur pluralité, ses instigateurs ont souhaité concentrer leurs efforts sur le cas français qui, d'une part, semble représenter un hétérogène et problématique révélateur de tensions et, d'autre part, offre un champ encore parcouru de vides et de blancs.

Titre n°12 : Sébastien Roffat, Histoire politique et économique du dessin animé français sous l'Occupation (1940-1944) : un âge d'or ? (juillet 2014).
Sous le gouvernement de Vichy, le dessin animé trouve une mise en avant inédite. Il est organisé et de nouvelles institutions créées. Plane pourtant en permanence le spectre allemand puisque les nazis sont bien décidés à créer en Europe une industrie du dessin animé capable de rivaliser avec les États-Unis ; la France devant servir de relais à cette ambition. Les quatre années d’Occupation sont pour le dessin animé une période de tergiversations politiques. En effet, si on sent bien la volonté de promouvoir un art français du dessin animé, la finalité est-elle pour tous la même ? À quoi cela sert-il de réaliser des dessins animés sous l’Occupation ? Qui en prend l’initiative et pourquoi ? Y a-t-il conflits d’intérêt entre l’occupant allemand et les autorités de Vichy ? Comment s’organise et se structure cette nouvelle industrie ? Quels sont les acteurs qui entrent en jeu ? Avant-guerre, la production française de dessins animés était rendue impossible en raison de la trop forte concurrence américaine ; l’interdiction de leur projection permet de se débarrasser des cartoons américains. Demeure cependant le problème du financement de ces dessins animés tournés en France. Pour la première fois, l’État français s’intéresse à la question et propose des moyens de financement originaux. Comment s’organise la nouvelle politique économique de Vichy en matière de dessins animés ? Comment sont produits et financés ces dessins animés français ? Comment sont prévus les remboursements de ces avances ?

Jean-Pierre Bertin-Maghit note : « Il s’agit là d’un ouvrage passionnant, qui brasse des centaines de fonds d’archives provenant de France et d’Allemagne pour nous emmener dans les coulisses de la fabrication et de la diffusion de ces dessins animés. Cette publication est exceptionnelle par son originalité, sa modernité et son côté novateur, elle est issue d’une thèse qui a reçu le prix très convoité de la Chancellerie des universités de Paris en 2013. Une étude qui marquera, sans nul doute, une date dans l’historiographie du dessin animé ! »

 

La presse en parle...

Big blog, notes cinéphiles et censoriales d'Albert Montagne, 29 octobre 2014, albertmontagne.blogspot.fr

Sébastien Roffat - Histoire du dessin animé français entre 1936 et 1940. Une politique culturelle d’Etat ? Préface d’Hervé Joubert-Laurencin, Coll. Cinémas d’animations, L’Harmattan, septembre 2014, 360 p., 37 €.
Histoire politique et économique du dessin animé français sous l’Occupation (1940-1944), Un âge d’or ?, tome 2. Préface de Laurent Creton et Jean-Pierre Bertin-Maghit, Coll. Cinémas d’animations, L’harmattan, juillet 2014, 330 p., 34 €.

Les Histoire du cinéma français sont plurielles : Chirat (1989), Jeancolas (1995), Beylie (2000), Prédal (2013)..., celle de Roffat (2014), sous l’angle du dessin animé, va faire date. Ses deux ouvrages, rappelant la somme de Paul Leglise, Histoire de la politique du cinéma français, avec Le cinéma et la Troisième République et Entre deux Républiques (1940-1946) (Filméditions Lherminier, 1969 et 1977), précédent deux autres tomes à venir et annoncent une monumentale "Histoire politique du cinéma d’animation français". Ce travail, croisant histoires culturelle, institutionnelle, politique, économique et esthétique, est issu de L’émergence d’une école française du dessin animé sous l’Occupation (1940-1944) ?, thèse soutenue en 2012 à la Sorbonne nouvelle - avec comme jury, Catherine Velay-Vallantin, Laurent Creton, Sébastien Denis, Hervé Joubert-Laurencin et Jean-Pierre Bertin-Maghit - qui reçut le Prix de la Chancellerie 2013. Cela n’étonne guère, Sébastien Roffat est un historien, spécialiste français du cinéma d’animation. Citons Animation et propagande : les dessins animés pendant la Seconde Guerre mondiale (L’Harmattan, 2005), Disney et la France : les vingt ans d’Euro Disneyland (L’Harmattan, 2007), Propagandes animées : le dessin animé politique entre 1933 et 1943 (Bazaar & Co, 2010). Il est aussi directeur de la Collection Cinémas d’animations chez L’Harmattan. Le cinéma d’animation est le parent pauvre du 7e Art : 7e Art bis ou 8e Art, Art mineur dans l’Art majeur, il est assimilé par le public à un produit pour enfants et est l’oublié et le mal-aimé des chercheurs. Les ouvrages en langue française sur ce sujet sont rares : Lo Duca, Le dessin animé (Prisma, 1949), Raymond Maillet, Le cinéma animé français (1983, Institut Lumière), Pascal Vimenet et Michel Roudevitch (dir.), Le cinéma d’animation (CinémAction, 1989), Jacques Kermabon (dir.), Du praxinoscope au cellulo, Un demi-siècle de cinéma d'animation en France (1892-1948) (CNC, 2007), Sébastien Denis, Le cinéma d’animation (Armand Colin, 2007). Le tome 1 propose en introduction une historiographie du cinéma d’animation de 1922 à nos jours et un corpus filmique, riche de 60 films d’animation et 53 dessins animés. Il pose la problématique : « Comment, entre 1940 et 1944, en cherchant à adapter le modèle américain et à faire revivre un art né en France, l’Etat français crée-t-il une école française du dessin animé » ? Dans les Années 30, le cinéma animé français est en crises avec le marché américain qui représente 96 % des dessins animés en France et un désintérêt absolu de l’État français pour le genre animé. Walt Disney triomphe avec Mickey Mouse (1929) et Blanche Neige et les sept nains (1938), alors qu’Émile Cohl, le père du dessin animé français, meurt dans la misère. Les grandes maisons de distribution de dessins animés américains Paramount, MGM, Columbia, Warner Bross, Fox, RKO caracolent. Face à ce monopole écrasant, l’atelier Lortac se replie sur le dessin animé publicitaire avant de sombrer. Des tentatives isolées de résistance se multiplient avec René Bertrand et Jean Painlevé, Pierre Bourgeon, Léontina Indelli et Lo Duca. Des artistes étrangers installés à Paris innovent : Ladislas Starewitch, Berthold Bartosch, Alexandre Alexeïeff, Anthony Gross, Hector Hoppin. L’avant-garde française offre un petit souffle avec Fernand Léger, Léopold Survage, Henri Valensi, Man Ray, Jean Vigo, Jean Cocteau..., mais la rencontre entre André Sarrut et Paul Grimault est fondamentale avec la fondation en 1936 de la Société les Gémeaux qui, créant une logique industrielle et rationalisant les moyens de production, devient en 15 ans la plus grande d’Europe et enfante l’École française du dessin animé. Le tome 2 marque l’intérêt de l’État français pour le dessin animé et tente de répondre aux questions : Pourquoi faire des dessins animés sous l’Occupation ? Y a-t-il conflits d’intérêt entre l’Occupant allemand et les autorités de Vichy ? Sont étudiées l’organisation et les nouvelles institutions pour le dessin animé français (1940-1941) et la structuration industrielle du cinéma animé français (1942-1944) avec le rôle du Comité d’organisation de l’industrie cinématographique (COIC) puis de la Direction générale de la cinématographie nationale. L’organisation de la politique économique de Vichy est abordée par la production et le financement des dessins animés du ministère de l’Information (Service du cinéma) et du Crédit national. Elle s’achève par le processus de remboursement - parfois désagréable - des participations financières, avec le problème des assurances en temps de guerre. Pour conclure – provisoirement, dans l’attente des deux autres tomes - il est délicat de parler d’Âge d’or du dessin animé français. Si celui-ci se porte mieux sous l’Occupation, c'est en raison de la non-concurrence du dessin animé américain et du sur-financement public du gouvernement de Vichy. Dès la fin de l’Occupation et le retour des dessins animés américains, bon nombre de studios français vont disparaître. Albert Montagne


Titre n°13 : Sébastien Roffat, Esthétique et réception du dessin animé français sous l'Occupation (1940-1944) : l'émergence d'une école française ? (novembre 2014).
En mettant pour la première fois en avant le dessin animé français, en organisant sa production et en facilitant son financement et sa diffusion, le gouvernement de Vichy n’entend-t-il pas marquer d’une empreinte quelconque l’esthétique de la production française ? N’a-t-il pas cherché à utiliser ce nouvel outil comme moyen de propagande? Comment se positionne la société les Gémeaux entre obsession disneyenne du public, nostalgie d’une splendeur passée des journalistes, promotion de l’art français du gouvernement et recherche d’une voie nouvelle par Grimault et Sarrut ?

Durant quatre années entre 1940 et 1944, les tensions s’exacerbent entre promotion de l’art français dans le dessin animé (désaméricanisation), tentation d’un retour à la disneyfication, recherche d’une voie médiane, dessins animés de propagande politique. Le multicephalisme des preneurs de décisions ne fait rien pour clarifier les choses. Et pourtant, ne voit-on pas émerger sous l’Occupation une école typiquement française du dessin animé ou bien une simple hybridation des formes qui rejette en bloc les « ravages de l’impressionnisme » ?

Dans la préface, Sébastien Denis note : « Sébastien Roffat continue d’explorer une époque avec force détails, riche d’une documentation exceptionnelle, à la recherche de la difficile définition d’une animation « française ». »

Ce travail a été récompensé du prestigieux prix Aguirre-Basualdo 2013 décerné par la Chancellerie des universités de Paris.

Titre n°14 : Pascal Vimenet, Un abécédaire de la fantasmagorie. Prélude (mai 2015).
Un abécédaire de la fantasmagorie diffère de tous les ouvrages parus à ce jour sur le cinéma d’animation par son architecture, son sujet, ses approches, son écriture. Sans visée encyclopédique, il revendique la part de hasard qui le constitue mais n’en affiche pas moins la volonté d’inscrire son travail critique dans la lignée de celui d’André Martin ou de Bernard Clarens et d’alimenter, ce faisant, un échange avec les protagonistes de la critique contemporaine. La fantasmagorie et son aura traversent l’espace historique originel qui voit muter les « phantasmagories » jusqu’aux expériences hybrides actuelles. Ce thème fédère ici 64 entrées qui questionnent la propagation internationale de la fantasmagorie et ses manifestations dans le cinéma d’animation sur les plans graphiques, techniques, littéraires, politiques, philosophiques, plastiques. Elles regroupent des textes parus et de nombreux inédits écrits par Pascal Vimenet de 1985 à 2015. Un ensemble unique, une saisissante et passionnante vision.

Préface de Marcel Jean, Délégué artistique du Festival international du film d’animation d’Annecy et Directeur général de la Cinémathèque québécoise.

Titre n°15 : Marie Pruvost-Delaspre (dir.), L'animation japonaise en France : réception, diffusion, réappropriations (2016).
L’animation japonaise, depuis son arrivée à la télévision française dans les années 1970, marquée en particulier par l’entrée fracassante de Goldorak en 1978, ne semble pas avoir tout perdu de sa faculté à déranger, à interroger et à attirer le public français. Si le vocabulaire dépréciatif associé à ces « japoniaiseries » a progressivement disparu au profit d’une connaissance et d’un intérêt accrus, l’anime reste un objet suscitant passion et détestation, comme s’il fallait choisir son camp entre les studios Ghibli et Disney. Il faut dire que le contexte d’introduction de cette cinématographie, bien différent par beaucoup d’aspects de l’animation telle qu’elle est alors connue en France, est marqué par de nombreuses controverses, en particulier centrées sur la violence et la vulgarité (réelles ou supposées) des programmes choisis par les chaînes de télévision françaises – il suffit pour s’en convaincre de penser aux houleux débats suivant l’apparition de la série de combat post-apocalyptique Ken le survivant dans l’émission jeune public de TF1 Le Club Dorothée. Cet ouvrage se propose donc de revenir, grâce aux éclairages de chercheurs et journalistes issus d’horizons divers, sur les conditions de la réception, de la diffusion mais également des différentes formes de réappropriations qu’a connues l’animation japonaise suite à son introduction en France.

Titre n°16 : Patrick Barrès et Serge Verny (dir.), Les expériences du dessin dans le cinéma d'animation (2016).
Le dessin, sous toutes ses formes, intègre les chantiers d’expériences et les champs de pratiques du cinéma d’animation, depuis ses origines au XIXe siècle jusqu’aux réalisations actuelles. Ce livre présente, avec la contribution de chercheurs spécialistes du domaine et de cinéastes artistes, et avec l’appui de nombreuses analyses de films, les problématiques artistiques et les enjeux esthétiques du dessin d’animation. Ces actes sont publiés sous la direction de Pierre Barrès, Serge Verny et Sébastien Roffat, avec les contributions de Julien Arnal, Antoine Barjini, François Darrasse, Céline Henry, Inès Jerray, Sébastien Laudenbach, Florence Miailhe, Richard Negre, Ilan NGuyên, Jérémy Pailler, Georges Sifianos, Olivier Subras, Dominique Willoughby.

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